George Clément

 

La Turquie dans l'Europe

Quels impérieux critères poussent-ils notre " intelligentsia " et notre caparaçon politique à faire vœux, unanimement d'accueil dans l'Union européenne de quatre vingt millions de Turcs ?

Y aurait-il un trésor caché dans la candidature de la Turquie ? Quelques raisons lumineuses nous échapperaient-elles ?
 
Voyons donc les causes et les effets de cette turcomania française et européenne.

La Turquie serait-elle un pays d'Europe par la géographie ? Certes pas. Ce bout d'Europe qui demeure sous la babouche, se réduit à 3% du territoire de la Turquie : un confetti.

La Turquie serait-elle une puissance économique dont l'intégration doperait la zone Euro ? Que nenni ! Le niveau de vie de ses provinces, rapidement brossé dans divers reportages diffusés dans des pays encore libres, le prouvent : le sous-développement est la marque principal de cet Etat.

La Turquie serait-elle un verrou stratégique ? Elle le fut contre l'URSS ; elle ne l'est plus contre la Russie. Alors ? De quoi ou de qui nous protégerait-elle ?
 
Peut-être de l'Islam ?
 
La Turquie fut et reste musulmane. On ne peut être un peu musulman ; on l'est ou on ne l'est pas. La Turquie ne peut donc être une barrière contre l'islam. Elle remet son pouvoir sous la houlette d'Allah.
 
Les Turcs en Europe, ce sera d'abord quatre vingt millions de citoyens libres de se déplacer et de s'installer dans n'importe lequel des états de l'Union ; avec ce que cela comporte de communautés nouvelles, d'exigences particulières et de conflits de voisinage, puis de frontière. Ce sera le renforcement des réseaux islamistes, les conflits entre Turcs, arméniens et Kurdes, partout où ils se retrouveront face à face. Cela aura des conséquences dramatiques sur le peuplement, les mœurs, la foi et, par là, sur l'efficacité et le niveau de vie de cette Europe.

Alors, que reste-t-il pour justifier l'engouement actuel des européens ?

Extraits de l'Article "TURQUERIE" de George Clément.