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- L'histoire nous enseigne
que sans adhésion à un "collectif", les
sociétés se désintègrent. Or il n'y
a que deux vrais collectifs, la Cité et la religion.
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- En Occident, pour le
moment, nous sommes absorbés par l'univers de la consommation
immédiate et de la pub branchée, pour la seule
satisfaction de nos besoins individuels. Tout "collectif"
semble archaïque et la religion est un "collectif".
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- Il est trop facile
en France de se moquer du christianisme. Etre anticlérical
chez nous n'implique plus ni courage ni impertinence. D'autant
plus que l'inculture générale, à laquelle
n'échappent pas les journalistes, fait oublier ce que
le pays doit dans ses monuments, ses paysages, sa façon
de vivre au catholicisme. Sans se demander quel peuple a édifié
les basiliques romanes ou peint les peintures du Louvre, nos
contemporains habitent un pays rempli de chefs-d'oeuvre chrétiens
sans vraiment les voir. Cette
méconnaissance du christianisme est un naufrage culturel
plus grand que la méconnaissance des humanités
classiques.
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- Par contre il est absolument
impossible de critiquer l'islam et encore plus de s'en moquer.
Nos cyniques à la mode disent du mal de tout (en particulier
du "christianisme" et de "la France moisie")
sauf de l'islam. Le Canard Enchaîné qui s'autorise
des caricatures du Christ n'oserait pas caricaturer Mahomet et
écrire des blagues musulmanes (il reste en cela plus "enchaîné"
qu'on le croit).
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- Il faut constater que
les musulmans sont incapables de plaisanter de leur religion;
pire, ils sont incapables d'oser une réfléxion
critique de l'islam qui, comme toute idéologie, a des
points forts et des points faibles. Quant à apprécier
et a situer la personnalité du prophète, il n'en
est pas question !
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- Le cynisme et le sectarisme
sont deux tentations de la pensée et de la foi. Pour le
cynique, aucune croyance, aucune idéologie, aucune morale
n'a aucune importance ; tout est égal. Aujourd'hui, le
cynisme est devenu une doctrine de masse véhiculée
par les médias : ne plus croire en rien est du dernier
chic, l'envers de notre universelle tolérance moderne
!
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- Au contraire, chez
le sectaire, le fermeture sur soi est complète. L'Islam
a aujoud'hui encore beaucoup de difficultés à accepter
qu'on puisse être citoyens sans être musulmans. Parfois
persécuteurs dans le passé au mépris des
Evangiles, les chrétiens sont aujourd'hui persécutés
au Soudan, au Pakistan, en Indonésie, au Sahel.
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- Le pensée "moderne"
est désarmée devant ces faits. Le conformisme le
plus renvendiqué de notre Occident s'identifie en effet
à la prédication d'une tolérance infinie
et universelle envers toutes les formes de croyences qui ne menacent
pas l'ordre financier. Cette tolérance est évidement
incapable d'analyser les guerres de religion et les phénomènes
sectaires.
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