- On continue à
présenter le débat sur le foulard dans les écoles
publiques françaises comme débat sur les droits
de la femme ou la laïcité. De ce fait tout le monde
se fourvoie. Il ne s'agit ni de la religion ni de la femme. Mais
de sectarisme.
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- Julien Dray, porte-parole
du PS, ne fini pas de faire passer un discours anti-religion
avant le vrai débat. Pour lui, tout signe religieux doit
être interdit dans les écoles publiques. Pour lui,
on ne doit pas jouer sur le mot "ostentatoire " et
donc il propose une loi interdisant le port du voile au même
titre que le port d'un collier avec une croix.
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- Pourtant, interdire
un collier serait aussi absurde que d'interdire des Jeans. Depuis
quand un bijou (dont le message d'appartenance est totalement
aléatoire) représenterait-il quelque chose de définissable
? En d'autres mots : dans la génération Britney
Spears ce n'est pas parce que l'on porte une croix que l'on est
catholique pratiquant et ce n'est pas parce qu'on porte un collier
de Bouddha que l'on est Bouddhiste pour autant. Il s'agit surtout
d'ornements.
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- Revenons au vrai débat
: On parle du foulard ! C'est le foulard qu'il faut interdire
à l'école et sans doute aussi la kippa car tous
deux sont des vêtements à vocation rituelle dont
le seul but est d'affirmer une barrière ethno-culturelle.
Le premier est un signe clair et net d'appartenance à
la culture arabo-musulmanne (et de la loi d'Allah représentant
en premier lieu le peuple arabe). Il est sous-entendu que la
femme qui le porte cherche à rester dans la culture arabe,
à épouser un musulman, et à la limite de
ne pas se laisser "contaminer " par les "occidentaux
".
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- Le deuxième
est un signe clair et net d'appartenance à la famille
juive (et du peuple choisi par Dieu avant les autres). Ici il
s'agit de bien se rassurer que l'on est pas comme les autres
("les Goyes" non-juifs) et que l'on ne le sera jamais.
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- Dans les deux cas il
s'agit de s'affirmer comme n'étant pas "comme ceux
là " c'est à dire comme ceux qui ne font pas
partie de ces appartenances. Cela s'appelle du sectarisme. Il
n'a pas sa place à l'école publique. Le débat
sur la laïcité n'est même pas engagé
à ce stade. Ni celui du statu de la femme.
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- Toute proposition responsable
devrait viser à interdire le sectarisme. Par conséquent
deux signes sont à interdire dans les enceintes de l'école
publique : Le foulard et la kippa. Le port d'un collier ou d'un
bijou (qu'il soit de connotation Chrétienne, juive, ou
autre) reste en dehors du débat puisqu'il ne figure pas
dans un rituel d'appartenance. Mais pour le foulard et la kippa,
aucun malentendu n'est possible. Ce sont des vêtements
rituels à forte connotation sectaire dont le seul et unique
effet est d'affirmer une différence.
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- Enfin, si le christianisme
n'est pas visé dans ce débat, c'est normal. Rappelons-nous
que le Christianisme est la base même de la civilisation
qui aujourd'hui défend la laïcité. Aucun Pays
Musulman n'a réussi ce tour de force. Quand à la
religion juive, n'étant pas a vocation universelle, même
si elle est parfaitement intégrée à l'état
laïc, reste sectaire par son fonctionnement basé
sur la notion de "peuple choisi par Dieu". Là
aussi la dérive du sectarisme est possible.
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- Si les trois religions
ont évolués depuis le Moyen Age il est vrai qu'aucune
personne raisonnable pourrait affirmer que le Christianisme pose
un quelconque problème de laïcité à
notre époque.
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- Il est donc inutile
et dérisoire de vouloir mélanger foulard et croix
et de tout placer dans un même panier afin de satisfaire
Julien Dray et certains athées de la génération
68 dont la stratégie serait de censurer toutes les religions
au nom du débat sur le foulard.
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