Anton VASSIL

 

Délinquance Incomprise

Dans les années 90, les délits commis en France, notamment par des mineurs, a fait surgir une insécurité omniprésente dans les villes Françaises. Des phénomènes de délinquance, d'une culture des ghettos et des gangs Américains, se sont importés en France, et il semble que personne encore n'ait compris la vraie nature du problème. On parle en France alors d'une délinquance due à la non-intégration des immigrés, on parle de jeune génération au chômage, et on parle de caïds, réputés responsables de la prise en otage de leurs quartiers. De l'autre coté, la police, impuissante face à l'envergure du phénomène dit d'insécurité, ne peut que ménager tant bien que mal une situation de plus en plus intenable. Finalement certains quartiers se retrouvent entièrement abandonnés par les forces de l'ordre qui n'y pénètrent qu'avec escorte de CRS. Le non-droit règne et s'exporte petit à petit dans d'autres quartiers. Avec cette expansion d'insécurité, toute manifestation d'ordre publique se retire: les ambulances, les transports publics, les centres d'aides municipaux, et les commerces, tous se retirent de ces quartiers dit "sensibles" pour abandonner ceux qui n'ont pas les moyens d'échapper à leur sort. Climax du drame, et de l'hypocrisie, lorsque ceux qui sont confrontés à cette délinquance protestent par le biais de la démocratie (leur seul outil de défense) ils sont marginalisés s'ils ne votent pas comme tout le monde, c'est à dire au centre.

Le décalage entre la réalité tragique du terrain et les élites politiques se démarque par la langue de bois. Les délinquants sont ainsi réduits au rang de "sauvageons" par des dirigeants qui pensent avoir à faire, il semblerait, à des enfants mal élevés. Pendant ce temps les victimes continuent à affluer aux postes de police pour se plaindre d'attaques, d'insultes, de vandalisme, et d'agressions physiques. La police prend note mais les moyens ne suffisent pas. En haut lieu, personne n'a encore compris qu'il y a un vrai problème. Un problème de fond.

2001: un sondage frappe comme la foudre. 52% des Français considèrent à présent la délinquance et l'insécurité comme le premier problème du pays. Session de rattrapage à l'assemblée. Des deux cotés du spectre politique la droite et les communistes interrogent le premier ministre sur les mesures à prendre. Cette fois l'ex-Garde des Sceaux, Guigou, reste silencieuse. L'architecte d'une reforme de la justice dont personne n'avait besoin et qui limite encore plus les moyens de la police semble dépassée par la réalité. Ainsi que le premier ministre qui laissera ses ministres de service répondre à ces questions, dites polémiques. On annonce alors plus de police de proximité, des policiers supplémentaires et on en reste là. Pourquoi aller plus loin? La reprise n'est-elle pas en court? Cette fameuse reprise économique, la réponse finale à tout problème de délinquance. Une fois de plus la gauche abandonne le social pour tout miser sur l'économie. C'est cela sans doute le phénomène de la mondialisation.

Mais la délinquance s'est incrustée. Racket dans les écoles, agressions contre les professeurs, agressions à mains armées. Il ne manquait plus que cela: Les armes à feux. Mais qui se veut mondialiste doit même accepter qu'un délinquant se mondialise aussi. Le modèle étant celui des Etats-Unis, les armes deviennent elles aussi monnaie courante.

Pendant ce temps personne ne se pose les vrais questions. De toute façon il n'y a plus de questions. Dorénavant plus de débat sur la délinquance qui pourrait remettre en question les théories des mondialistes: Cette délinquance n'est qu'une manifestation temporaire des années économiquement difficiles du passé. L'Eldorado du boom économique européen y mettra fin. C'est une conviction. A l'Elysée on ne veut rien savoir. Tout ira bien.

C'est là qu'un grand nombre de personnes se trompent. Peut-on vraiment parler de simple "délinquance" lorsqu'on évoque le problème "insécurité" en France? La délinquance n'est-elle pas normalement associée au crime individuel, de gain personnel? Comment explique-t-on une délinquance qui inclu des groupes des quartiers, de zones, de groupes ethnico-culturellement similaires qui expriment une délinquance presque harmonieuse dans son expression uniforme sur tout le territoire avec les émanations esthétiquement fondées sur la culture du gangster rap à la française? Comment explique-t-on le vandalisme gratuit qui orne les métros, les édifices publics, et la quasi-totalité des façades non surveillées dans toutes les villes de France? Quelle fortune dépensée en peinture pour exprimer des messages sans intérêts. Que signifie ce phénomène? Ne serait t-il pas un mouvement politique dont l'appartenance se ferait selon des critères ethno-culturels?

Idiot, dira t-on en haut lieu. Ces jeunes ne font pas de politique, ou ils seraient à l'Ena. Et pourtant.

Le phénomène politique qui est représenté par les délinquants des cités, souvent jeunes, est pourtant clair: "Nous voulons détruire l'ordre établi pour en mettre en place un autre: "Nique la police", est un message clair qui ne cherche pas à être subtil. Le gangster rap porte-parole de cette délinquance, celui de NTM, souligne pourtant bien les revendications de ce mouvement politique: "Allez à l'Elysée brûlé les vieux et les vielles" sont les paroles d'une des chansons NTM (si fortement applaudi par Jack Lang, notable ex-ministre de la culture, ou de ce qu'il en reste). Dans le métro, on se fait insulter de "sale français". Les graffitis visant à vandaliser gratuitement toute expression de bien commun sont systématiquement ornés d'injures. Dans la rue on se fait agresser, sinon physiquement, alors verbalement. La tactique consiste à insulter pour pouvoir "niquer" sans complexe tout individu qui oserait se défendre contre ses agressions verbales. Les individus choisis sont bien ciblés: les petits "bourges", les "meufs" françaises, toute expression de "l'establishment" français y passe. Si quelqu'un se fait agresser et tabasser ce n'est que de sa faute. Après tout la victime n'incarne t-elle pas la France?

Pourquoi ce mouvement politique existe t-il, et quelle est son origine? Les réponses sont pourtant évidentes. Il existe parce qu'il n'a jamais été combattu ou interdit, ni par la droite, ni par la gauche, tous trop occupés à fonder l'Europe sans se soucier d'attaques envers la nation (considéré par beaucoup comme démodée). Le phénomène a réussi à s'incruster et se reprendre pendant plus de dix ans en toute impunité. Alors que l'on se préoccupait de dénoncer les dérives du Front National plutôt que d'engager un débat de fond sur l'immigration mal gérée, personne n'avait cherché à comprendre la nature du phénomène de délinquance.

La nature du phénomène est pourtant d'une logique implacable. Il est fondé sur l'idée de l'antiracisme, inventé par des inconscients et soutenus pas la presse des "biens pensants". Selon l'antiraciste, le racisme s'exprimerait partout, notamment parmi les soit disant "blancs" européen envers les non-"blancs" d'Afrique et des autres continents jadis colonisés par les ancêtres des européens. Voilà en effet une formule magique pour motiver un mouvement politique anti-France. Si l'on ajoute à cela l'intégrisme musulman, l'importation des points de références culturels américains, associant tous les noirs à l'esclavage, les références de l'histoire coloniale, le tout relevé à la sauce piquante d'auto flagellation des Européens face à leur histoires de la 2ème guerre mondiale, nous avons un chaudron prêt à éclater. En effet, pourquoi un individu ethniquement, culturellement situé par les anti-racistes du coté des exploités se verrait-il adopter la société des exploitants?

Il faut tout détruire qui ressemble à la culture qui a oppressé le monde. Pour nos délinquants cette culture c'est la France. A terme l'on revendique la destruction du système de tous ces soit disant "racistes" "blancs" et "français" pour la remplacer par un système représentant les groupes des pays ex-victimes des oppresseurs européens. C'est là la vraie revendication de ce mouvement politique ethno-culturel "irrationnel" mais bien présent que l'on continue naïvement à associer à de la simple délinquance.

Extraits de l'article "LA DELINQUANCE N'EST PAS DE LA DELINQUANCE"
de Anton Vassil.