Jean SEVILLIA La Délinquance
Sur l'ensemble de la France, entre 1992 et 1998, le nombre de quartiers "sensibles" passe de 485 à 818. En région parisienne, entre 1994 et 1998, les actes de violence urbaine connaissent une augmentation de 420%. Parmi le personnel de l'Education nationale, 7% ressentaient un sentiment d'insécurité en 1995; ils sont 47% en 1998.
Dans le domaine de l'insécurité, ceux qui suggèrent qu'il pourrait y avoir une corrélation avec la poussée de l'immigration sont aussitôt étiquetés (racistes, fascistes). Mais le fait est là, même si pèse sur lui un non-dit médiatique de cent mégatonnes. En 1997 une estimation de la Direction centrale des Renseignements généraux identifiait, dans toute la France un échantillon de 724 meneurs de violences urbaines, âgée de 16 a 25 ans. Sur ces 724 délinquants, 48 seulement portaient un nom et un prénom de consonance européenne.
Si certains jeunes issus de l'immigration tournent mal, ce n'est pas en raison de leur ascendance. C'est qu'ils échappent à leur famille et qu'ils ont rompu avec leurs traditions. Non intégrés, ils sont à la fois étrangers a leur culture d'origine et a la culture française. Ils se raccrochent alors à la culture que leur délivre le cinéma et la télévision, avec ses films américains ou l'on vit dans la rue et ou l'on dégaine plus vite que son ombre : culture de la force, violence, loi de la jungle.
Maîtriser le flux des entrées sur le territoire, restaurer l'autorité publique, soutenir la famille, retrouver la mission de l'école telle sont les conditions préalables à l'intégration des nouveaux venus dans le destin collectif du pays. ...Qu'attend l'opinion? Le pays ne rejette pas les étrangers: il refuse le multiculturalisme, la ghettorisation.
Mais pour la pensée unique une autre urgence s'impose: traquer le racisme. La mission prioritaire pour la pensée unique: élaborer un "plan de lutte contre le racisme et de la xénophobie". A la télévision, à la radio, dans les journaux, il n'est question que de cela : le racisme latent des français. 99% des citoyens français n'ont jamais croisé de leur vie un skinhead. Sans doute sont-ils aveugles car les médias en voient partout. Cette obsession va jusqu'à la psychose.
Extraits du livre "LE TERRRORISME INTELLECTUEL" de Jean SEVILLIA.