- La gauche a renoncé
à protéger les plus faibles contre la montée
des insécurités. La "culture de l'excuse"
a conduit l'intelligentsia à ignorer le parti de la victime
pour prendre trop souvent le parti du délinquant. Mai
68 est passé par là : "CRS = SS."
-
- Ici, il faut nous arrêter
sur l'un des grands non-dits de la société française
: la délinquance immigrée.
-
- Elle existe, et une
seule donnée suffit à l'attester : le taux élevé
d'étrangers dans les prisons. Nous n'insinuons nullement
que tous les immigrés seraient des délinquants
en puissance. Tous les délinquants ne sont pas davantage
d'origine étrangère.
-
- Et pourtant cette délinquance
immigré existe, et il n'y a pas lieu de s'en offusquer
tant elle est naturelle : nul besoin d'invoquer des raisons ethniques
pour l'expliquer. Depuis toujours, la délinquance fleurit
davantage chez les pauvres que chez les riches. Et, les immigrés
ne sont pas précisément tous des nantis. Mais pourquoi
le nier ? L'évoquer, c'est briser l'un des principaux
tabous du "politiquement correct".
-
- Le politiquement correct
modèle également le langage. Pour désigner
les jeunes immigrés, on évoque souvent " les
jeunes " sans autre précision.
- Rejeton de Mai, Libération
se livre régulièrement à de vertueux escamotages.
Quand, dans un fait divers, l'agresseur est un immigré,
il est souvent désigné par ses seules initiales.
Pour masquer son origine. Naturellement, lorsqu'un immigré
est au contraire la victime d'un fait divers, Libé n'a
aucun scrupule à livrer son nom en pâture...
-
- C'est l'un des points
obscurs de la pensée de l'intelligentsia : elle veut se
persuader que la souffrance immigrée est tout entière
engendrée par la société blanche.
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- L'immigré valorisé
est celui qui a "la haine", comme l'a illustré
le film de Mathieu Kassovitz justement intitulé La Haine.
Cette oeuvre est post-soixante-huitarde dans toutes ses dimensions
: casser du flic est présenté comme une entreprise
de salut public. Les jeunes issus de l'immigration seraient en
état de légitime défense. Agressés,
ostracisés, rejetés par la société
française, ils se voient accorder un droit si ce n'est
à la délinquance, du moins à la "résistance".
-
- C'est un élément
fondamental : la violence des immigrés est perçue
par le "parti des droits de l'homme" comme aussi légitime
que la violence des colonisés hier. Ce serait une contreviolence,
de nature politique, en réponse à la violence d'État
que la France exercerait à leur endroit, notamment à
travers la police.
-
- Le "parti des
droits de l'homme" ne se mobilise pas en faveur d'immigrés
réels, mais en faveur d'immigrés rêvés,
qui seraient à l'image des enragés de 68, c'est-à-dire
rebelles.
-
- Or, la délinquance
immigrée est, comme toutes les autres, essentiellement
une délinquance de droit commun. Agressions contre les
personnes, viols, cambriolages, rackets, trafic de drogue...
Rien de très original, rien de très exaltant. D'autant
que cette délinquance s'exerce principalement, là
aussi pour une raison banale, géographique, contre d'autres
immigrés. L'insécurité dans les transports
ou dans les collèges des quartiers sensibles touche d'abord
ceux qui y vivent. De la même façon qu'aux États-Ünis
tous les Noirs assassinés ne sont pas victimes de Yankees
bornés membres du Ku Klux Klan. Cinéaste black,
John Singleton a mis cette phrase en exergue d'un de ses films
: 95 % des Noirs américains victimes de mort violente
sont tués par d'autres Noirs.
-
- L'autre grand combat
mené par les associations de défense des étrangers
concerne les "sanspapiers", c'est-à-dire l'immigration
clandestine. Une telle attitude serait justifiée si les
immigrés en situation régulière étaient
sortis d'affaire. Or, depuis vingt ans, ils sont frappés
de plein fouet par la crise. Chez les jeunes d'origine maghrébine
ou africaine, le chômage connaît une ampleur proprement
effrayante : un jeune sur deux, ou presque, est sans emploi.
Voilà, du point de vue des droits de l'homme, le vrai
scandale dans le traitement que la France réserve à
ses étrangers : elle interdit pratiquement l'intégration
de leurs enfants en les condamnant à aller pointer à
l'ANPE.
-
- Sur ce terrain, les
élites culturelles sont muettes.
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