- La capture de Saddam
Hussein remet en avant le manque de méthode et de règles
avec laquelle cette guerre fut déclenchée. Comment
en effet juger d'une manière équitable un dictateur
capturé par des protagonistes qui ne respectent pas eux
même les règles de la communauté internationale
? Comment Bush peut-il se tourner vers une justice internationale
alors que son opération d'invasion et d'occupation préventive
est totalement illégale?
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- REPONSE : IL NE LE
FERA PAS.
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- Saddam Hussein ne sera
pas jugé dans une cour internationale dans le cadre de
règles existante et avec des juges " neutre ",
ni par un autre moyen neutre. Ce seront des juges irakiens (triés
sur le volet) et des nouvelles règles américaines
qui seront imposés. Naïf seront ceux qui n'auront
pas compris que la fonction de ce procès sera d'occulter
l'échec total de la quête des vrais objectifs de
cette opération militaire : Ben Laden et des armes de
destruction massive.
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- L'opération
"aveuglement " est déclenchée.
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- L'histoire gardera
que Bush n'aura reculé devant aucune mesure pour justifier
son invasion par tous les moyens (quitte à présent
de parler de guerre contre l'oppression du peuple Iraqien dont
le sort n'intéressait personne jusqu'à maintenant),
et tout semble indiquer que la diabolisation de Saddam occultera
toute critique de l'opération américaine. Encore
faut-il que Saddam devienne le nouveau symbole du mal absolu
qu'il fallait combattre.
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- Et ceci est facile
a faire.
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- Il suffit de créer
des lois nouvelles (adapté au cas Saddam) à l'occasion
de ce procès pour garantir une condamnation certaine et
totale. Il suffit de laisser un jury (de préférence
opposé à l'ancien régime) et un juge irakien
(qui ne posera pas de questions embarrassantes) pour garantir
la peine maximale. Il suffit de médiatiser l'événement
pour en faire une croisade de moralité.
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- Nous sommes donc dans
une logique de justice à la carte dont les règles
seront vraisemblablement construites par les intéressés
pour garantir que Saddam Hussein sera jugé, condamné,
et pendu (dans le cadre d'un procès médiatisé
et divertissant) ! Ceci permettra d'assouvir le besoin de revanche
des uns et des autres et d'occulter le seul vrai objectif de
l'occupation : le remboursement des 250 Milliards de dollars
dépensés par le contribuable américain pour
envahir un pays dont le dictateur ne possédait ni la capacité
de produire des armes de destruction massive, ni un lien avec
Al Quaida, ni l'économie pour poser le moindre danger
crédible pour l'occident. On se réfugie maintenant
derrière un procès médiatique d'un dictateur
déchu pour éviter d'avoir à se poser la
question de fond : Que reste-t-il de l'ordre mondial ? Que reste-t-il
du droit international ?
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