Anton VASSIL

 

La Capture de Saddam

La capture de Saddam Hussein remet en avant le manque de méthode et de règles avec laquelle cette guerre fut déclenchée. Comment en effet juger d'une manière équitable un dictateur capturé par des protagonistes qui ne respectent pas eux même les règles de la communauté internationale ? Comment Bush peut-il se tourner vers une justice internationale alors que son opération d'invasion et d'occupation préventive est totalement illégale?
 
REPONSE : IL NE LE FERA PAS.
 
Saddam Hussein ne sera pas jugé dans une cour internationale dans le cadre de règles existante et avec des juges " neutre ", ni par un autre moyen neutre. Ce seront des juges irakiens (triés sur le volet) et des nouvelles règles américaines qui seront imposés. Naïf seront ceux qui n'auront pas compris que la fonction de ce procès sera d'occulter l'échec total de la quête des vrais objectifs de cette opération militaire : Ben Laden et des armes de destruction massive.
 
L'opération "aveuglement " est déclenchée.
 
L'histoire gardera que Bush n'aura reculé devant aucune mesure pour justifier son invasion par tous les moyens (quitte à présent de parler de guerre contre l'oppression du peuple Iraqien dont le sort n'intéressait personne jusqu'à maintenant), et tout semble indiquer que la diabolisation de Saddam occultera toute critique de l'opération américaine. Encore faut-il que Saddam devienne le nouveau symbole du mal absolu qu'il fallait combattre.
 
Et ceci est facile a faire.
 
Il suffit de créer des lois nouvelles (adapté au cas Saddam) à l'occasion de ce procès pour garantir une condamnation certaine et totale. Il suffit de laisser un jury (de préférence opposé à l'ancien régime) et un juge irakien (qui ne posera pas de questions embarrassantes) pour garantir la peine maximale. Il suffit de médiatiser l'événement pour en faire une croisade de moralité.
 
Nous sommes donc dans une logique de justice à la carte dont les règles seront vraisemblablement construites par les intéressés pour garantir que Saddam Hussein sera jugé, condamné, et pendu (dans le cadre d'un procès médiatisé et divertissant) ! Ceci permettra d'assouvir le besoin de revanche des uns et des autres et d'occulter le seul vrai objectif de l'occupation : le remboursement des 250 Milliards de dollars dépensés par le contribuable américain pour envahir un pays dont le dictateur ne possédait ni la capacité de produire des armes de destruction massive, ni un lien avec Al Quaida, ni l'économie pour poser le moindre danger crédible pour l'occident. On se réfugie maintenant derrière un procès médiatique d'un dictateur déchu pour éviter d'avoir à se poser la question de fond : Que reste-t-il de l'ordre mondial ? Que reste-t-il du droit international ?

Extraits de l'article "LA CAPTURE DE SADDAM"
de Anton Vassil.